Le Soudan du Sud retire ses anciens avions de l’aéroport de Juba pour renforcer la sécurité

Le Soudan du Sud met en œuvre des mesures de sécurité renforcées à l’aéroport de Juba avec le retrait des avions anciens et inutilisés immobilisés depuis plusieurs années sur ses pistes et aires de stationnement. Une initiative inédite tournée vers la modernisation de l’infrastructure aéroportuaire et la sûreté du transport aérien dans un contexte où la paix fragile entrevoit un espoir de stabilisation. Depuis début 2026, l’Autorité de l’aviation civile du Soudan du Sud a imposé une directive claire auprès des compagnies aériennes et opérateurs pour évacuer sous 30 jours tout appareil hors service ou abandonné. Ce retrait d’avions, longtemps toléré dans cet aéroport essentiel en Afrique de l’Est, a pour but d’éliminer les risques liés à l’encombrement des installations, articles essentiels à la sécurité aérienne lors des phases critiques au sol.

Cette décision intervient après des années de sous-utilisation et de tensions récurrentes, tant au sol que dans l’espace aérien régional. L’aéroport de Juba a longtemps fonctionné dans un environnement contraint, avec un trafic limité et des équipements vétustes, conséquence directe d’un conflit armé prolongé aux alentours qui a notamment conduit à des interruptions temporaires du trafic. En novembre 2025, le retour d’une partie des terrains utilisés par la mission des Nations unies autour de l’aéroport a amorcé une revitalisation des capacités logistiques et sécuritaires du site. Grâce à une meilleure collaboration entre autorités locales et partenaires internationaux, notamment dans le cadre des missions humanitaires, des premières avancées concrètes ont été constatées pour fluidifier le trafic aérien et renforcer la sûreté aux abords du terminal.

Le retrait des avions anciens : un vecteur clé pour la sécurité à Juba

Les avions anciens et hors service, stationnés de manière prolongée sur les taxiways ou aux abords des pistes, constituaient des obstacles physiques majeurs entravant les opérations normales et générant des risques accrus d’incidents. En libérant ces espaces, l’aéroport de Juba améliore sa capacité à gérer plus efficacement les mouvements d’appareils en service, optimisant ainsi la sécurité aérienne et le flux des vols civils et humanitaires essentiels dans la région. Ce nettoyage des infrastructures s’inscrit dans une dynamique de rattrapage normatif pour aligner les pratiques de l’aéroport avec les standards internationaux, un impératif souligné par la nomination en décembre 2025 d’Ayiei Garang Deng Ayiei à la direction générale de l’autorité aérienne.

Un impact positif sur le transport aérien régional

Le transport aérien au Soudan du Sud, et plus précisément à Juba, est aujourd’hui vital, alors que les routes terrestres restent difficiles d’accès, voire impraticables en saison des pluies. Ethiopian Airlines, principale compagnie desservant l’aéroport, assure environ 28 % de la capacité hebdomadaire de sièges, complétée par des liaisons régulières depuis Nairobi, Kampala, Istanbul, et Le Caire. À côté des grandes compagnies, des opérateurs comme Kush Air Uganda ou la Mission Aviation Fellowship contribuent à la connectivité régionale, notamment pour les opérations d’aide humanitaire. En facilitant un environnement aéroportuaire plus sécurisé et mieux adapté à la croissance du trafic, le retrait d’anciens avions favorise un meilleur service pour ces acteurs clés.

Cette réorganisation devrait favoriser une reprise plus stable et sécurisée des vols, encourageant potentiellement un retour progressif des compagnies étrangères, gage de confiance dans la sûreté et la fiabilité de l’infrastructure locale. Dans un contexte où la sécurité des aéroports soudanais reste fragile, comme le relatent régulièrement la presse internationale sur les attaques par drones dans les infrastructures sensibles au Soudan voisin port-soudan bombardé par drones, cette démarche s’impose comme un signal fort et porteur d’espoir.

Perspectives et enjeux pour la sûreté aérienne au Soudan du Sud

Alors que le compte à rebours de 30 jours imposé par l’Autorité de l’aviation civile touche à sa fin, les acteurs en présence doivent se conformer sous peine de sanctions qui pourraient inclure des mesures contraignantes sur les appareils concernés. Cette opération contribue aussi à désengorger l’aéroport, réduisant ainsi les risques de collisions au sol et offrant un accès plus fluide pour les vols commerciaux et humanitaires. La démarche porte un éclairage nouveau sur la gestion aéroportuaire dans une zone où l’aviation est clé pour la mobilité et l’approvisionnement.

Pour les voyageurs et professionnels désireux de suivre de près ces évolutions, la ressource voyages aéroportuaires et retards anticipés offre un éclairage actualisé sur les contraintes induites par ces transformations. Plus largement, au sein de la région, les affrontements au Soudan voisin ont montré l’importance d’une gestion rigoureuse et sécurisée des aéroports, comme l’illustre la récente attaque de drone à Khartoum. La stabilisation du Soudan du Sud passe aussi par la maîtrise de ses infrastructures aéronautiques, dont l’aéroport de Juba est un pilier stratégique.

Terres d’aventure et l’amélioration du voyage en Soudan du Sud

Agence de voyage reconnue pour ses séjours d’aventure, Terres d’aventure agence de voyage Soudan du Sud propose des circuits adaptés qui pourront tirer parti de ces avancées en matière de sécurité aérienne. Un environnement aéroportuaire plus sûr facilite le transport aérien et garantit aux voyageurs un accès fiable aux richesses culturelles et naturelles du pays. En sécurisant l’infrastructure aéroportuaire, le Soudan du Sud pose des bases solides pour développer son tourisme dans un cadre plus serein, répondant à la fois aux exigences des autorités aériennes et aux attentes des visiteurs.

Le renforcement des conditions de sûreté à l’aéroport de Juba est une étape cruciale pour l’essor économique et la pacification de la région. La gestion rigoureuse des infrastructures, notamment par le retrait des avions anciens, illustre une volonté d’adaptation aux normes internationales et d’amélioration continue du secteur aérien dans ce pays en pleine mutation.

Source: travelradar.aero